Même
happé par l’ouvrage, de temps en temps lève ton
nez…
Cette maxime, citée par David Prudhomme dans son ouvrage L’Oisiveraie
2 résume assez bien la philosophie de cet auteur soucieux «
d’affiner » son travail en permanence.
Ce n’est donc pas un hasard s’il s’associe à
Pascal Rabaté, pour son arrivée chez Futuropolis, pour
proposer une chronique familiale douce-amère, La Marie en plastique.
David Prudhomme trouve un malin plaisir à toutes ces petites
choses qui enlisent la vie dans le pas grand-chose et la coincent dans
le rien du tout. Ce quotidien, David Prudhomme se l’approprie
pleinement, en croquant, d’un trait de plus en plus épuré
mais juste, des trognes d’hommes de la rue, icônes de zinc,
avec un naturel et une économie de moyens que beaucoup peuvent
lui envier.
« Parallèlement, en fait depuis toujours, j'alterne une
veine grave et une fibre fantaisiste, du dessin classique aux «
gros nez », de l'expressionnisme au mimétisme des figures,
telle idée de grand écart qu'offre le dessin n'en finit
pas de m'attirer et j'essaie de devenir de plus en plus souple ! Tout
en restant ferme ! »